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dimanche 17 février 2013

Chaque départ...

 
« Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte. »
 
Quentin Tarantino
 
 
Les départs sont très souvent synonymes de déchirement, de perte, de changement, de renouveau, de deuil... avec les années, des collègues arrivent puis partent. Maintenant, les piliers ne sont plus. L'une a quitté pour une nouvelle carrière il y a maintnant 3 ans, l'autre nous quitte la semaine prochaine pour relever de nouveaux défis... Deux âmes qui sont arrivées quasiement en même temps que moi, deux âmes fortes et solides, deux âmes heureuses et dévouées... elles ont faits de ce lieux de travail un endroit agréable et chaleureux...
 
Et moi, que vais-je devenir ? Mes remises en questions ont été effectuées et le changement n'est pas une option. Je me retrouve seule maintenant... Pas complètement, il y a les autres, mais sans ces deux âmes solides, je me sentirai seule... Du moins, actuellement, c'est comme ça que je me sens.
 
Chaque départ fait ressortir en moi la peur de l'abandon. Pourquoi je reste ? Qu'est-ce qui m'attache, m'enracine ? Vont-ils quitter tous, les uns après les autres...
 
Nous étions quatre qui ont commencé à travailler il y a près de 10 ans... il n'en reste que deux, dont une qui touche à la retraite. Je sais qu'il y a celles qui sont arrivées après... mais jamais nous retrouverons l'énergie et la complicité des débuts...  Du moins, actuellement, c'est ce que je pense, que je sens.
 
Je suis là, avec ma peur. Heureuse pour ces femmes épanouies, heureuse pour leurs accomplissements, heureuse pour elles... 
 
Comment ce poursuivra ce périple pour moi si à chaque gare une âme généreuse descend ? L'avenir ne sera plus le même. Il sera bien, mais différent. Impossible de le prévoir...
 
Crédit photo: Fleur d'âme
  

mardi 27 novembre 2012

Juste un sourire...

''Souris même si ton sourire est triste, car s'il existe quelque chose de plus triste qu'un sourire triste, c'est bien la tristesse de ne pas savoir sourire.''
 
Anonyme
 
 
Connaissez-vous des gens sans sourire ? Des gens qui, probablement pour montrer leur pouvoir, n'ont pas de sourire ... Hier, j'ai rencontré un homme dans le cadre de mon travail, un gestionnaire d'entreprise à l'air bougon... C'était la deuxième fois que je le rencontrais, et comme la première fois, il ne m'a pas été sympathique, car il ne souriait pas.
 
Son air sévère et froid m'a marqué... cher monsieur. Était-il triste ou n'avait-il simplement pas le goût de nous accueillir ? Voulait-il nous intimider ?... Si tel était le cas, ça n'a pas fonctionné. Ma collègue et moi avons bien ri après notre rencontre : il ne nous aime pas, c'est certain ! Pourquoi, nul ne le sait, mais si je pouvais lui donner un conseil, je lui dirais de sourire, la vie sera moins difficile!
 
Souriez, la vie ne peut qu'être plus belle!
 
 
 
Crédit photo: Fleur d'âme
 

lundi 26 novembre 2012

Un bonheur relatif!

''Il y a deux sortes de gens : ceux qui peuvent être heureux et ne le sont pas, et ceux qui cherchent le bonheur sans le trouver.''
Proverbe Arabe
 
 
Cette affirmation est pour moi un peu simpliste... les gens heureux, ils sont où? Peu importe, ce proverbe me rejoint ce matin au fait qu'il rapporte à la relativité des choses. Cette fin de semaine (et depuis quelques-unes), un copine affiche des dizaines de pensées sur son profil FB, de belles pensées certe, mais aussi beaucoup de solitude, de tristesse, ... comme si la solitude était un mal, une punition, ...
 
Depuis que j'ai un conjoint et des enfants dans ma vie, mon bonheur a changé. C'est pourtant avec nostalgie que je repense aux moments de solitude, de silence et de bonheur des temps anciens. Pour moi, le bonheur est partout, il suffit de le vivre et de cesser d'envier les autres...
 
Je trouve triste l'histoire de cette copine. Elle n'a plus de conjoint, n'a pas d'enfant... mais elle a la liberté. Je me souviens d'une période de ma vie où j'étais dans cette situation. J'y ai fait des rencontres magnifiques. Je me souviens comment je m'amusais, comment j'étais libre de coeur et d'esprit... comment j'étais heureuse aussi!
 
Bonne semaine!
 
 
Crédit photo: Fleur d'âme
 
 

mardi 6 novembre 2012

Les petits pieds de Léa

 
''Avec les petits coups de souris que tu donnais derrière mon nombril. Même sans te connaître, je t'aimais si fort déjà...''
 
Céline Dion
 



Je suis sans mot, des larmes m'embrouillent la vue, des images nettes se sont dessinées dans ma tête, mon coeur s'est embrouillé. C'est parfois triste le destin... Une pièce toute fraîche... qui fait réfléchir sur un deuil qui ne devrait pas être...

mardi 30 octobre 2012

Sans pitié...

« Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. Le malheur ou la laideur sont des miroirs qu'ils ne supportent pas. »

 
Jean Giraudoux
 
 
Il y a une attitude dans la vie qui me heurte au plus haut point, qui me fait réagir. Vous savez, j'imagine que ça vous est arrivé, de rencontrer une personne qui ne faisait que tenter de vous convaincre qu'elle était une pauvre petite, que sa vie n'était que problèmes,...
 
Effectivement qu'après une période difficile, il est normal d'avoir de la peine, de chercher une oreille attentive. Chercher à démontrer qu'on est une victime, ça je n'achète pas...
 
''Ce n'est pas de ma faute, mon père est malade, ma fille est handicapée, j'ai perdu mon mari dans un accident, je suis célibataire, ...'' Pourquoi s'apitoyer sur son sort ? Il y a plein de gens dans la même situation et ils sont debouts. Ça prend de la force et du courage certe. De la volonté, du support, mais pas de la pitié. On n'a pas à convaincre l'autre qu'on est triste, que la vie est difficile... il le sait. Utiliser plutôt cette énergie pour avancer, ne pas sombrer...
 
Aujourd'hui, j'ai le goût d'offrir du support et mon écoute à ceux et celles qui veulent mon amitié pour le support et l'écoute que je peux leur donner. Malheureusement, je n'ai pas de pitié, il y a toujours pire que soit ou pire situation. J'ai travaillé en soin palliatif et avec des enfants multihandicapés sans qu'on me demande de pitié, alors pourquoi ta peine d'amour ferait de toi une victime de la vie ? Je peux t'aider à te relever, mais je ne m'assoierai pas au sol avec toi... jamais.
 
Êtes-vous comme moi, sans pitié ?
 
 
Crédit photo : Fleur d'âme

lundi 29 octobre 2012

Joyeux est l'autonme!

« Triste est l'automne pour celui qui ne sait l'égayer. »
 
Céline Blondeau
 
 
Les couleurs sont chaudes. Rouge, orange et jaune sont à l'honneur. Le Soleil, notre Galarneau, est timide. La chaleur de ses rayons davantage. Les arbres se dénudes, la noirceur est de plus en plus présente, des squelettes hornent nos terrains, de petits êtres constumés viendront envahir nos maisons...
 
Comment être malheureux avec tant de couleur, de chaleur, de gens et d'amour dans nos vies. L'automne, par son spectacle unique, fera place lentement à l'hiver... qui lui aussi fera place à de magnifiques et magiques moments.
 
 
 
 
Crédit Photo : Fleur d'âme                     

jeudi 6 septembre 2012

L’histoire de Nathalie…

 


Aujourd'hui, j'avais envie de vous partager une histoire. Une histoire triste et bouleversante. Une histoire qui me touche droit au cœur et qui me ramène à la nature même de l’Homme, à mon impuissance devant la douleur vécue par l’autre. C'est l'histoire de mon amie Nathalie...
 
Nathalie, c’est une amie. Une femme que j’ai rencontrée il y a plus de vingt ans, sur les bancs d’école… à cette époque, nous n’étions pas des amies, mais des connaissances… une amie d’une amie! Nous nous sommes toutefois retrouvés il y a deux ou trois ans, lors de retrouvailles. J’ai été attirée par sa simplicité, sa douceur, son rire et aussi par sa fragilité.

 
Nathalie a vraiment quelque chose de spécial et elle ne le sait pas. Lorsque nous nous sommes revus, mon âme a senti la torpeur de la sienne, le besoin de sécurité, d’amour et d’amitié. Comme si je me devais placer ma main sur son épaule pour qu'elle se propulse dans l’avenir. Non pas pour la sauver, juste pour lui prouver qu’il existe encore des gens honnêtes et authentiques en ce monde… et elle en fait partie.

 
Contrairement à moi, Nathalie a eu une enfance difficile, elle est issue d’une famille dysfonctionnelle, elle a connu la violence psychologique et l’intimidation… Elle a été fragilisée, marquée au fer rouge. Et, malheureusement, elle a reproduit ce patron d’abus à travers ses relations amoureuses et professionnelles… Nathalie n'a pas confiance en elle.

 
Heureusement, c’est une battante. Elle est parvenue, non sans efforts, à se défaire de ses bourreaux. Pas sans peine, car l’amour et la haine se côtoient très souvent.

 
Elle se relève lentement, pleure toujours les larmes qui lui restent. Tente de comprendre l’incompréhensible. Elle se sent toujours abusée par son ancien amoureux, bafouée, niaisée… et moi, je suis là, impuissante.

 
Devant toute cette souffrance, malgré la force que cache cette femme, je m’inquiète pour elle. Je suis impuissante, à l’autre bout de la province. Je pense à elle tout en sachant que je ne peux que lui souhaiter un meilleur avenir. Elle doit être forte, la vie le sait. Elle doit foncer, défoncer les barrières. Choisir le bonheur.

 
Je crois en toi, chère Nathalie, tu as droit au bonheur toi aussi et donne-toi ce droit.
 
 
 
''Regarder les nuages défiler dans le ciel et y deviner des formes amusantes apaise nos inquiétudes. Cela permet de retrouver le calme et de se détacher des soucis quotidiens.''
 
Jean Gastaldi


 Crédit photo: Fleur d'âme
 
 
 

 

samedi 21 juillet 2012

Ce garçon... comme bien d'autres!

« Enfant : fruit qu'on fit. »

Léo Campion

Hier, une tristesse m'a rejointe. J'ai vu un petit bonhomme qui m'a fait me questionner, qui m'a atristé. Un petit garçon d'à peine 8-9 ans, un petit garçon inconnu... J'écris un petit garçon, mais c'était plutôt un ''gros'' garçon. Un enfant avec un surplus de poids si important que je me serais crue dans une série américaine. Une série de métamorphose extrême.

Pourquoi ? Comment ? Qui ? L'enfant de 8-9 ans n'a pas l'information, le jugement, la maturité, les outils pour gérer l'ensemble de son alimentation et de ses activités de façon autonome. Il y a quelqu'un qui prépare ses repas, qui choisit les aliments, qui l'amène au parc, faire une promenade à vélo, l'incite à faire des activiés, lui inculque un mode de vie sain...

Certains diront qu'il a peut-être une maladie quelconque, un métabolisme lent, ... Je n'y crois pas, du moins pas pour la majorité (99,9%) des enfants qui ont le même problème que ce petit ''gros'' garçon... Ça me fait peur, ça m'atriste... je suis impuissante.


vendredi 23 mars 2012

Ma toune de la semaine : c'était l'hiver.

Elle disait "j'ai déjà trop marché, mon cœur est déjà trop lourd de secrets, trop lourd de peines". Elle disait "je ne continue plus, ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu. C'est plus la peine"

Francis Cabrel




Elle est partie vers une autre vie. Elle ne voulait plus de moi dans la sienne. Tout va changer, mais jamais je n'oublirai les projets qu'on a partagé, les rires qu'on a étouffé, les joies qu'on a vécue. Nos chemins se séparent ici... le coeur blessé, car tu as tout laissé tomber. Les plus beaux souvenirs resteront gravés. Il faut oublier ce qui chavire... et empêcher qu'un pont s'écroule encore une fois.